Séjour où des corps vont cherchant chacun son cognac. Assez foireux pour permettre de crier en vain. Assez restreint pour que toute crise de larmes soit vaine. C'est l'intérieur d'un toxicomane fripé ayant cinquante mètres de pourtour et seize de haut pour la fumée. Aboulie. Sa langueur. Son accablement. Sa lamentation comme si les quelques quatre-vingt mille centimètres carrés de l'incertitude totale émettaient chacun sa résignation. Le gin qui l'agite. Il se biture de loin en loin tel un vide sur sa fin. Tous se dessèchent alors. Leur deuil va peut-être finir. Au bout de quelques secondes tout chavire.
Bidouille (Nordmann)
| faites muter vos textes |
le fil info |
| géographie |
poèmes automatiques |
expliquez-
moi |
la genèse mutée |
... plus ... |
| nos romans |
| encre |
menu |
| contact |